MURIEL BAPTISTE dans "LE MOIS LE PLUS BEAU"

MURIEL BAPTISTE dans "LE  MOIS LE PLUS BEAU"
Muriel Baptiste dans le rôle de Rosine, dans son tout dernier rôle au cinéma, dans "Le mois le plus beau", en 1968
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# Posté le samedi 11 octobre 2008 10:56

LE MOIS LE PLUS BEAU

LE MOIS LE PLUS BEAU
LE MOIS LE PLUS BEAU



Un film réalisé par Guy BLANC
Scénario original de Guy BLANC et François BOYER
Dialogues de François BOYER
Musique de José BERGHMANS
Production FILMS CORONA
Producteur associé: LES FILMS POMEREU
Distribué par VALORIA FILMS
EASTMANCOLOR
Avec:
Georges GERET
Magali Noël
Michel GALABRU
Muriel BAPTISTE
Jean BOUISE
Yves RENIER
Christian MARIN
avec la participation de Yves ROBERT
et Daniel GELIN

NB: Il s'agit du quatrième et dernier long métrage tourné pour le cinéma par Muriel,

L'HISTOIRE: Ce film est, en fait, la chronique d'un petit village de la Drôme, entre le 10 mai et le 25 juin 1940, Ces jours qui ébranlèrent l'occident, dominé par la personnalité de Cyprien Boromès, un brave menuisier du village, L'histoire veut que la classe 1912, celle de ce Boromès, ait été démobilisée la veille du jour où les armées allemandes ont commencé le rush irrésistible qui devait en 50 jours les amener aux portes de la Drôme et, ce 10 mai, voit Boromès parvenu tant bien que mal sur la rive de la rivière qui le sépare encore de son village: Saint Bonnet, car depuis des années un pont doit être construit là, destiné à redonner vie à ce village qui meurt, mais dont la déclaration de guerre en 39 avait vite interrompu les premiers travaux,

Il lui aurait alors fallu faire un grand détour pour arriver chez lui, si le nouveau curé, un alsacien replié, au franc parler, ne lui avait offert de l'y emmener sur le porte bagage de sa pétrolette, Chemin faisant, Boromès connaîtra ses premières déception car en effet, il apprend que sa fille Rosine (Muriel Baptiste) vient d'accoucher d'une petite fille que lui a fait, hors mariage, Bruno Besson, le fils du maire; que celui-ci refuse qu'il l'épouse et, enfin, en arrivant chez lui, constate avec peine que son vélo, qui pour cet homme simple représente un bien inestimable, lui ayant été envoyé aux armées, n'est pas là, parmi ses affaires,

Ses colères sont vite étouffées en reprenant sa vie parmi ses concitoyens dans son bon village de Saint Bonnet où tout semble se dérouler comme si rien ne se passait dans le monde, L'effervescence s'empare toutefois du village quand, après que la TSF eut annoncé que les allemands attaquaient en force, un autobus des transports parisiens arrive, bourré de réfugiés du nord et, devant la misère et la peur de ces gens, Boromès et Besson semblent se retrouver pour organiser la solidarité des habitants du village, Pour Boromès, une fois de plus, il constate avec peine combien lui manque son vélo,

Si seulement il y avait un pont,,, Mais non, Boromès pour aller de l'autre côté de la rivière doit faire le grand tour et arrivé en face de Saint Bonnet, il est intrigué par la présence de camions militaires et de soldats, et apprend alors que leur rêve va se réaliser: une section du génie vient construire un pont provisoire,

Quelque temps après, pendant que les cloches sonnent en l'honneur du baptême de la petite fille de Rosine, dont le père, mobilisé, est absent, l'allégresse est décuplée par la présence sur la rivière d'un magnifique pont en charpente,

Joie, hélas, de courte durée, L'évolution de la guerre exige que le pont disparaisse, ce qui sème la consternation, puis la colère, parmi les habitants unis derrière Boromès et Besson, définitivement réconciliés par l'adversité, Les sapeurs ont mis en place les charges de dynamite, mais Boromès refuse de quitter le milieu du pont, bien décidé à sauter avec, Devant cette attitude, et apprend l'annonce à la TSF que la France a demandé l'armistice, l'officier accepte d'aller chercher de nouveaux ordres à condition de laisser leurs charges sous la responsabilité de Boromès qui devra monter la garde devant le pont,

Le 25 juin 1940, à 0h45, les combats cessèrent sur l'ensemble du territoire français, et ce matin là de bonne heure, un étrange personnage tirailleur sénégalais traverse les rues désertes du village, seul, éperdu, ahuri, comme un chien égaré, Transi par la pluie, il se dirige vers le pont qu'il traverse en passant devant Boromès endormi après une nuit de veille, et descend sur la berge se mettre à l'abri du pont. Il a froid, il rassemble quelques brindilles et fait du feu,

Boromès, réveillé en sursaut par les premières volutes de fumée, essaie de faire comprendre le danger au sénégalais, mais trop tard. Le pont saute et bientôt tout Saint Bonnet assiste à l'agonie de son pont.

Quand la fumée se dissipe, apparaît soudain sur l'autre rive la silhouette de Bruno, spectateur lui aussi du drame, tenant à la main le fameux vélo de Boromès, récupéré Dieu sait où,,, Boromès, dont cette seule vue semble avoir effacé tous les malheurs, part en courant faire le grand tour pour récupérer son bien, mais le sénégalais émerge d'un fourré de l'autre côté du pont, et voyant le vélo abandonné par Bruno, s'en empare et reprend la route, insconscient de l'importance de l'acte qu'il vient de commettre,

Pendant ce temps, Boromès dont la silhouette est déjà loin le long de la rivière, court vers son bien inestimable que ce bon et brave homme ne retrouvera jamais,





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# Posté le samedi 11 octobre 2008 07:51

PATCHWORK 3

PATCHWORK 3
Marguerite
- Qu'as tu mon beau Philippe? N'es-tu pas heureux de me voir?
Philippe
- Je le suis Madame. (Il remarque l'aumônière offerte par Isabelle d'Angleterre). Un nouveau présent? Sans doute un nouvel amant?

Marguerite (Muriel Baptiste) a l'oeil moqueur et sourit, de sa voix suave elle réplique:

- Tu es jaloux! Tu crois que c'est un présent d'amour? C'en est un à présent, je te l'offre.

Elle lui donne l'aumônière.
Blanche, en train d'enlacer Gauthier d'Aunay, réagit:

- Marguerite! Est-ce bien prudent ce que tu fais là?

Marguerite répond avec assurance:
- Pourquoi? Personne ne sait de qui ces aumônières nous viennent. Il suffira d'avertir Jeanne.

- Alors, dit Blanche, je ne veux pas que mon bel amant soit moins aimé ni moins paré que le tien.


C'est ainsi que le piège tendu par Robert d'Artois prend forme. Jean Desailly a la fin de "La reine étranglée" dira: "Si un certain matin de mars 1314, Robert d'Artois n'avait tramé complot contre les filles de Bourgogne, rien aujourd'hui ne serait pareil. Et sans le zèle obtus de Bersumée, Enguerrand de Marigny serait toujours aux affaires, l'héritage du roi de fer roidement maintenu, et la reine de France installée dans un couvent tranquille au lieu de pourrir à Chateau Gaillard le col rompu. Infortuné royaume de France.

Deux des protagonistes de cette scène ont connu dans la vraie vie une fin tragique. Le 28 novembre 2000, Patrick Lancelot qui jouait Philippe, ayant quitté le métier d'acteur pour devenir producteur, faisait des repérages au Vénézuela pour le film "Le raid" avec Hélène de Fouygerolles, qui sortira en 2002. Il se tue avec le directeur de la photographie Bernard Lutic en raison d'une défaillance du moteur de l'avion.

Muriel, hélas....cinq ans avant, avait choisi de nous quitter.

# Posté le samedi 20 septembre 2008 08:26

Modifié le samedi 20 septembre 2008 08:39

PATCHWORK 2

PATCHWORK 2
Une voix:
Notre sire, le roi Philippe Le Bel, est mort

Marguerite et Blanche:
- Il est mort, enfin il est mort.
Blanche
- Un miroir! La première chose que je veux, c'est un miroir. Crois tu que nous serons belles à nouveau ?

Marguerite (Muriel Baptiste)
- Nous serons libres... Nous sommes libres... Je suis reine de France.

(Début de "La reine étranglée", deuxième épisode des Rois Maudits

# Posté le vendredi 19 septembre 2008 15:33

PATCHWORK

PATCHWORK
- Robert
- Oui?
- L'autre fois, quand vous êtes venu....
- Oui.
- Vous vous souvenez ?
- Oui
- Que vous avez voulu me prendre....
-Oui?
-Vous me désiriez vraiment?
- Oui, ..... Marguerite
(Extrait de l'épisode "la reine étranglée", 1972)

"Ma mémoire me fait défaut concernant Muriel Baptiste, je ne l'ai jamais revue après "les rois maudits", il en est souvent ainsi dans notre métier" (Lettre que m'a adressé Jean Piat, 1990)

"Il n'y a pas de malédiction sur ceux qui tournent dans "les rois maudits". Le seul drame concerne la comédienne Muriel Baptiste qui jouait dans la première version. Cette jeune comédienne, qui débutait, était remarquable. Et pourtant elle n'a eu aucun succès. Elle s'est suicidée. J'ai eu beaucoup de peine" (Hélène Duc au journaliste Matthieu Brughera dans "Ici Paris", novembre 2005)
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# Posté le jeudi 18 septembre 2008 16:41

Modifié le jeudi 18 septembre 2008 17:04